| The Elder Scrolls IV : Oblivion |
|
|
| |
 |
 |
 |
4 ans, 4 longues années déjà que sortait The Elder Scrolls III Morrowind, et bien plus encore (12 pour être exact !), qu’arrivait l’un des précurseurs du jeu de rôle : The Elder Scrolls : Arena premier opus de la série. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et beaucoup de choses sont passées dans la tête des gens de Bethesda, développeurs de la licence depuis ses
débuts. La technique a évolué, et c’est aujourd’hui que l’on peut
découvrir Oblivion, quatrième volume et digne héritier de la saga.
Tous les fans de RPG le savent et l’ont vécu,
l’attente a été insoutenable. Ponctuée de quelques vidéos
annonciatrices de graphismes impressionnants et d’une liberté d’action
renversante, l’arrivée d’Oblivion aura été faite en grandes pompes. De
quoi attirer le chaland, mais encore faut-il que le jeu soit à la
hauteur des attentes et des promesses pour que Bethesda garde ces
derniers dans son escarcelle. La pire crainte de tout joueur fan de Morrowind avait été de savoir si cette suite sortirait aussi buggée que son
prédécesseur. Souvenez-vous des retours Windows à répétition, des
errances graphiques et des incohérences de traduction… Autant le dire
tout de suite, vous allez pouvoir jouer l’esprit tranquille.
Il y a certes de temps à autre quelques bugs agaçants, des retours Windows imprévus, et même quelques erreurs de traduction (une épée
finement nommée « hache de glace » par exemple…), mais rien
qui n’entache le plaisir du jeu, et qui surviennent bien trop rarement
pour finir par nous agacer. Même si tout n’est pas parfait, ce n’est déjà pas si mal !
C’est
donc sans crainte que l’on peut rentrer dans le vif du sujet. Premières
secondes de jeu, première claque. Oblivion est superbe, aucuns doutes
la dessus. Vous débutez votre quête dans une prison,
où la lumière des torches se reflète sur les murs de pierre, où la
lumière du jour vous parvient à travers une légère ouverture, et c’est
tout simplement somptueux. Bethesda n’a pas mit les mains dans les
poches pour programmer son moteur graphique, et l’a d’ailleurs couplé à
un moteur physique vous permettant de déplacer la plupart des
objets présents dans le jeu. Libre à vous, par exemple, de mettre au
quatre coins d’une échoppe les articles de présentation, ou même de
vider votre inventaire et de n’en laisser qu’un vulgaire tas en pleine
forêt.
La première petite
heure du jeu se concentre principalement sur votre personnage, et fait
office de tutorial. C’est ainsi que vous déterminerez votre classe, qui
sera prédominante de votre façon de jouer, et qui apportera au gré de
vos choix, une influence directement sur le gameplay.
Libre à vous, donc, de vous créer un barbare ne jurant que par le fil
de sa lame, un elfe archer, un Khajiit magicien, ou même un voleur
Argonien. Le choix est immense, ne serait-ce que pour la création de
votre personnage : un panel de 10 races, pour un éventail de
classes, vingt et une au total. Peu de chance, donc de faire un
personnage qui sera identique à un autre ou à celui d’un autre
joueur. D’autant plus que l’interface de création de votre visage est
extrêmement poussée. Un peu à la manière, par exemple, des Sims 2 (si si, je vous jure !), vous pourrez modifier la quasi-totalité
de la morphologie de votre bonhomme. Taille des sourcils, des narines,
profondeur des yeux ou encore couleur de peau, chevelure et âge.
La variété est donc de mise, et après cette première phase un peu fastidieuse, vous
allez pouvoir commencer l’aventure, la vrai. Pas de petite mesure,
puisque c’est sur vous que va reposer le poids du monde de Tamriel. A
peine vous réveillez-vous, amnésique (c’est de coutume, rappelez-vous
Morrowind…), dans les geôles puantes de la Cité Impériale de
Cyrodiil, que vous avez la visite imprévue de l’empereur lui-même,
messire Uriel Septim. Pas de chichi, il prétend vous avoir déjà vu en
rêve et sent en vous quelqu’un d’important
que le destin a placé sur son chemin pour une raison bien précise, rien
que ça. Laquelle ? Vous ne le saurez pas encore, mais le principal
est fait, et vous emboîtez le pas à votre suzerain dans un dédale de
couloirs et d’égouts qui sera votre formation à Oblivion. Et puis
patatra, l’empereur et ses hommes tombent dans une embuscade, et c’est
donc à vous que le suzerain va confier son trésor, l’amulette des rois,
en vous attribuant la lourde tâche de retrouver son dernier
héritier et de le lui transmettre ; juste avant de pousser son
dernier souffle. Ne vous inquiétez pas, je n’en révèlerais pas plus, je
vous laisse la surprise et le plaisir de le découvrir par vous-même.
Sachez toutefois que
la quête principale, qui se boucle sans forcer en une vingtaine d’heure
bien tassée, est assez intéressante et prenante pour ne pas s’ennuyer.
C’est tant mieux, même s’il faut le dire : ce n’est pas l’essence
propre du jeu. D’accord, l’histoire et le destin de Cyrodiil pèse sur
vos frêles épaules, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’égarer
quelques heures hors des sentiers battus.
Et
là c’est la seconde claque, sur la joue encore fraîche, alors que
l’autre souffre toujours du soufflet visuel de tantôt. Oblivion est
riche, très riche. Si riche que l’on doute même un jour d’en parcourir
tous les mètres carrés. La liberté d’action a toujours été le maître
mot des Elder Scrolls,
et Oblivion ne déroge pas à la règle. Aussi, libre à vous d’abandonner
pour un temps la quête principale et de vous attaquer à toutes les
missions secondaires que compte le jeu. Et sachant qu’il y en a environ
200, vous allez avoir du boulot ! Cela peut aller de la chasse aux
pumas, à la résolution d’un vol, d’un meurtre, ou même l’assassinat d’une
personne influente. Le sel d’Oblivion réside également dans tous les
donjons qui garnissent Cyrodiil. Ça et là sur la carte, vous
découvrirez des lieux abandonnés, peuplés de gobelins, de rats géants,
de vampires, de minautores, et autres créatures qui ne
manquerons pas de vous donner du fil à retordre et de vous abandonner
quelques objets intéressant que vous pourrez vendre à l’échoppe du coin.
Mais il va
falloir marcher, car le monde à parcourir est immense. Trois solutions
s’offrent alors à vous. Jouer le pur aventurier et vous traîner d’une
cité à l’autre au pas de course. Solution qui ne manquera pas de vous
faire découvrir quelques donjons et quêtes annexes. Autant dire qu’il
vous faudra bien plus longtemps que prévu pour atteindre votre
destination car les raisons de s’en détourner sont nombreuses. Seconde
solution, acheter un cheval pour parcourir les étendus boisés.
Sympathique, et d’ailleurs chose qui n’était pas présente (et
regrettée !) dans Morrowind. Seule frustration, le combat à cheval
est impossible. On aurait pourtant bien aimé tirer à l’arc ou lancer un
sort au triple galop. Dommage, mais la communauté des moddeurs planche
déjà sur le sujet, comme nous le verrons tout a l’heure. Enfin,
troisième et dernière solution, le voyage rapide. A partir de la carte,
un simple clic sur une zone importante vous y transporte
instantanément. Pratique quand on ne veut pas se farcir plusieurs
kilomètres à patte, mais qui fiche un grand coup dans les gencives du
réalisme.
Une
solution bien regrettable mais parfois utile, même si elle nous empêche
de profiter des décors somptueux du jeu. Car si le début dans la prison
est superbe, et la plupart des intérieurs du même acabit d’ailleurs,
les décors extérieurs apportent réellement une toute autre dimension au
jeu. Une distance de vue ahurissante, de la végétation qui bouge au
grès du vent et accompagnée par des ombres dynamiques, la gestion en
temps réel du jour et de la nuit… Mieux encore, la gestion du HDR,
système déjà vu dans Half-Life 2 Loast Cost ou encore FarCry. Le soleil
vous éblouie, se reflète sur les murailles ou sur le fil de votre lame.
Autant dire que l’on n’a pour l’instant pas fait jeu vidéo plus beau, toutes catégories confondues. Mais bien sûr, pour profiter
au maximum de la bête, il faudra une machine de course. Tous les
détails à fond, le jeu est un vrai gouffre graphique, plus encore si
l’on active certaines options en bidouillant directement dans le
fichier de configuration afin d’avoir des graphismes plus beau encore. Heureusement,
Oblivion tourne raisonnablement sur des machines milieu de gamme, ce
qui prouve que les programmeurs ont quand même fait un boulot
remarquable.
Mais
hélas, Oblivion n’est pas exempt de défauts. Et c’est la gestion de
l’inventaire qui reste la plus fastidieuse, peut-être à cause d’une
adaptation pour la XBox 360 et donc d’une « consoléisation »
un peu regrettable. La carte s’affiche en si gros plan qu’il faudra
user de la souris pour naviguer d’un coté à l’autre, et impossible de
dézoomer. Même si l’on est forcé de s’y faire, il est tout de même
dommage de souffrir d’errance comme cela là, d’autant que le gameplay
général est d’excellente qualité. Autre point négatif, une animation un
peu rigide des personnages du jeu (et pas des créatures à
contrario !), et surtout un manque énorme de population. Même si
vous vous trouvez en plein cœur de la cité impériale, c’est a peine si
vous croiserez une dizaine de pelés occupés à échanger des propos
parfois sans le moindre sens. Ce qui nous amène a un autre point faible
d’Oblivion (après j’arrête je vous jure !). Bethesda n’avait pas
voulu réitérer la même erreur que Morrowind, à savoir des personnages
qui laissaient leurs échoppes ouvertes jours et nuit, et pire encore
des PNJ qui restaient tout le temps au même endroit quel que soit
l’heure ou le temps… Dans Oblivion, un effort a été fournit et pas des
moindres : les personnages rentrent chez eux, vont au bistrot du
coin, ferment boutique le soir, discutent entre eux… Et c’est là que
c’est la catastrophe, car les trois quarts du temps ils échangeront des
propos sans cohérence. Dommage, même si c’est un peu cracher dans la
soupe, mais on aurait tellement voulut que tout soit parfait !
Ne
soyons quand même pas médisant, Oblivion est un très grand jeu,
sûrement LE jeu de 2006 toutes catégories confondues. Il mérite bien
sont titre d’Elder Scrolls et il n’aura pas à rougir de ses
aînés : des graphismes exceptionnels, une durée de vie immense,
des musiques qui savent se faire discrètes mais apportent un souffle
épique au jeu, une liberté d’action rarement égalée… Et c’est déjà une
énorme communauté de joueurs qui c’est rassemblé derrière ce jeu, et
qui commence même à créer différents mods pour en améliorer ou le
gameplay, ou le graphisme, ou encore les possibilités de jeu. Morrowind avait réussit le même exploit, et c’était des centaines de joueurs qui c’étaient attelées à la tâche de créer des
dizaines et des dizaines de mods différents, allant de la créations de
nouvelles textures hautes résolution, jusqu'à de nouvelles îles offrant
d’innombrables quêtes supplémentaires. Il ne reste plus à espérer que
la communauté sera aussi active pour Oblivion, afin de faire de cet
immense jeu LE rpg le plus complet et immersif que nous n’ayons jamais pu voir.
|
|
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
|
palit il font des bonne cartes eux maintenant.. la seul palit que j'ai eu c'est une gforce3 ti 200 et sur ma chaintech apogée elle fonctionner pas, j'en ai tester 3 puit j'ai laisser tomber pour prendre une aopen 
|
|
Mouais l'apport des 256Mo de plus n'ai pas significatif surtour que la carte est o/c d'origine donc bon.
Mais Jolis scores quand même.
|
|
 |
|
 |
|
|
 |
 |
 |
| |
|
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
| Niveau : The ultime best posters |
|
 |
Localisation : France - Moselle (57) |
 |
|
|
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Editeur : |
Développeur : |
|
|
Type : |
Site web officiel : |
Jeu de Rôle |
|
Support : |
Multijoueurs : |
DVD |
Non |
Date de sortie : |
Langue : |
24 mars 2006 |
Notice et jeu en français |
Config minimum : |
Config conseillée : |
Win XP, P4 2GHz, 512 Mo RAM, Carte Vidéo 128 Mo |
P4 3GHz, 1 Go RAM, Carte Vidéo 256 Mo |
| Apréciation |
 |
Graphismes : 19 / 20 |
Somptueux est le mot juste. Oblivion est LA claque visuelle de 2006, des décors immenses, une distance de vue impressionnante, et l’implantation du HDR qui fait merveille. Rien à dire là-dessus, Oblivion mets K.O. tous les
jeux du moment (et les ordinateurs qui vont avec !).
|
 |
Jouabilité : 17 / 20 |
Intuitive, le jeu se prend en main à la façon d’un FPS ou en vue arrière (pas forcément utile et souffrant d’animations
désastreuses), et c’est donc sans mal que l’on prend les commandes de
son personnage. Seul défaut, la gestion d’un inventaire un peu
fastidieuse qui oblige à naviguer sur différents onglets pas toujours
pratiques, dommage. |
 |
Durée de vie : 19 / 20 |
Immense,
une vingtaine d’heure de jeu pour la quête principale, mais au moins
cent cinquante de plus pour terminer toutes les quêtes annexe du jeu.
Et impossible de s’ennuyer, car chacune d’elle se révèle prenante et
variée, on en redemande !. |
 |
Bande son : 16 / 20 |
Discrètes
mais présentes quand il le faut, les musiques du jeu mettent tout de
suite dans le contexte. On aurait peut-être un peu plus apprécié que
certains thèmes soient plus épiques mais c’est faire la fine bouche… |
 |
Scénario : 17 / 20 |
Une
histoire d’héritier et de monde en danger, un destin qui repose une
nouvelle fois sur vos épaules… Un scénario intéressant qui a le mérite
de rester prenant de bout en bout même s’il faut constater qu’il n’est
pas le seul intérêt du jeu. |
| Conclusion |
Exceptionnel.
Oblivion est un jeu exceptionnel. A l’immersion immense, aux
possibilités infinies au point qu’il est même difficile de toutes les
présenter dans ce test. Si vous êtes fan de RPG, ce Elder Scrolls IV est fait pour vous, et si vous ne le l’êtes pas, je vous conseille
toute de même sincèrement de l’essayer, car une fois prit dans
l’engrenage d’Oblivion, difficile de s’en sortir. |
| Note : 19 / 20 |
| Galerie d'images |
 |
 |
 |
 |
|
|
 |
|
 |
|
|
WebDesign by
 |
|
|
|
|
|